Le Syndicat des employés des postes et communications exerce des pressions pour des prestations déterminées pour tous les membres travaillant à la Société canadienne des postes

Cet article a été publié à l'origine sur Benefits Canada et a été traduit par le SEPC.

Sara Tatelman / le 6 mars 2017

Dans la dernière ronde de négociations avec la Société canadienne des postes, le Syndicat des employés des postes et communications, un Élément de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, lutte contre des régimes de retraite à prestations déterminées pour tous ses membres.

« Nous croyons que [les cotisations déterminées] accomplissent peu de choses pour le régime en soi mais a un impact significatif sur la sécurité au moment de la retraite de nos membres », de déclarer François Paradis, Président national du SEPC, lequel représente le personnel des ressources humaines et de l’ingénierie, les représentantes et représentants des centres de contact et une variété d’autres employées et employés à la Société canadienne des postes »... Notre position est qu’au lieu de cotisations déterminées, nous devrions être exemptés de façon permanente en ce qui a trait à la capitalisation liée à la solvabilité ».

Les employées et employés qui se sont joints à l’organisme après mai 2014 sont inscrits à un régime de cotisations déterminées, de déclarer Paradis. Ils peuvent contribuer de 1 pour cent à 4 pour cent de leurs salaires, que la Société canadienne des postes versera une somme égale à savoir entre 75 et 125 pour cent, selon l’âge et les années de service continu des employées et employés, conformément au bulletin de la société. Entre 100 et 200 travailleuses et travailleurs représentés par l’AFPC font partie du régime à cotisations déterminées.

Bien que le syndicat ait reconnu que de nouvelles et nouveaux employés ont adhéré au régime à cotisations déterminées lors de sa dernière ronde de négociations en 2014, Paradis déclare que c’était parce que le syndicat a été induit en erreur. « [Dans le cadre] de ces négociations, la Société nous a essentiellement dit lors des négociations qu’ils n’obtiendraient jamais une entente spéciale de la part du gouvernement du Canada.

« Peu de temps après avoir fait cette déclaration, ils ont obtenu un allègement temporaire de la capitalisation de solvabilité du gouvernement du Canada, les dégageant essentiellement d’effectuer toute forme de paiements de solvabilité jusqu’à janvier 2018... Et durant cette dernière ronde de négociations, on a également dit à nos membres que s’ils n’acceptaient pas cette entente, qu’ils obtiendraient une entente de moindre valeur ».

En août 2016, un arbitre en relations du travail a établi que les nouvelles et nouveaux employés de la Société canadienne des postes, représentés par l’Association canadienne des maîtres de poste et adjoints se joindraient à un régime à cotisations déterminées. Néanmoins, Paradis n’est nullement ébranlé.

« Je pense que c’est malheureux ce qui s’est produit avec l’ACMPA, mais cela n’a aucun impact sur notre stratégie », de déclarer Paradis. « Notre position continue d’être que nous ne considérons pas les cotisations déterminées (CD) comme une solution ».

Selon un porte-parole de la Société canadienne des postes, l’organisme « ne fait pas de commentaires sur des questions ayant trait aux négociations autre que nous nous sommes engagés à conclure une entente négociée qui est équitable à nos employées et employés tout en reflétant les défis auxquels nous faisons face à titre de société ».

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